Carte du combattant 62/64

Il n’y a, pour l’instant, rien d’inscrit dans la loi de Finances. Cela revient à dire que cette volonté, semble-t-il affichée par le Président de la République mais qui est présentée par la Ministre des Armées en concertation avec la Secrétaire d’État, peut encore subir les fourches caudines de Bercy, puis le refus de la chambre. Il est urgent d’attendre le vote de la loi de Finances 2019 et s’il devient effectif, alors nous pourrons nous réjouir.

Si ce projet aboutit, le mérite en revient au ”Groupe des Douze” qui œuvre pour que ce soit le cas. Toute récupération, par l’une ou l’autre des Associations du Monde Combattant est déplacée et surtout dangereuse car elle pourrait indiquer une division entre nous.

Message de l’Union Fédérale à l’occasion du 8 juin TOE

Où qu’ils soient implantés les mémoriaux incitent au souvenir.

Il en est entièrement dédié à celles et ceux qui sont « Morts pour la France », très loin d’elle, dans une région qui s’appelait alors Indochine.

Il est le mémorial de ces guerres qui s’y déroulèrent entre 1940 et 1954 pour ce qui concerne notre pays.

C’est à Fréjus, ville choisie entre autres raisons pour le symbolisme des lieux, qu’il a été érigé puis inauguré le 16 février 1993 par le président Mitterrand.

Certes, le souvenir de celles et ceux qui ont donné leur vie est rappelé sur les monuments aux Morts de leurs communes où certains d’entre eux reposent, mais le mémorial est le principal site de leur commémoration.

Comme un écho outre-mer un monument a été érigé en 1998 à l’initiative d’un ancien sous-officier de la Légion Etrangère, Rolf Rodel, soutenu par des associations d’anciens combattants. Il se dresse à Dien-Bien-Phu où près de 3000 soldats ont été tués.

Restent au Vietnam des tombes éparses dont l’emplacement a été effacé par les effets du climat et par la guerre reprise après nous. Il ne faut pas les oublier.

Vive la République,

Vive la France

 

Centenaire de l’Union Fédérale

L’Union fédérale a fêté son centenaire, le 12 mai 2018. Conjointement
avec l’Union Nationale des Combattants, la journée commença par une
messe solennelle célébrée par l’Évêque au Armées. 1500 drapeaux, 5000
personnes étaient rassemblés au sein de la cathédrale, trop petite pour
accueillir toute cette foule.
Puis, au sein de l’École Militaire, amphithéâtre Louis, le 52ème prix
de Civisme et de dévouement a vu, Maxime Jouet de la fédération de la
Vienne, recevoir le prix du Président de la République.
Le soir, en présence de Madame Darrieussecq, Secrétaire d’État auprès de
la Ministre des Armées, entourée d’une marée de drapeaux tricolore ainsi
que d’une foule immense, a ravivé la Flamme Sacrée, encadrée par deux
lauréats et les deux Présidents.
Une brillante journée, totalement réussie, où tous nos élus nationaux,
mis en place aussi par certains anciens combattants, ont brillé par leur
absence tout comme la presse, écrite ou télévisée, qui n’a que faire du
monde combattant

                                    

Communiqué du Président de l’UF à l’occasion du Centenaire de l’Union fédérale

L’union fédérale des Associations françaises d’anciens combattants et victimes de guerre vient de fêter dignement son Centenaire conjointement avec l’Union nationale des combattants.

Nous pouvons parler d’une belle démonstration de Civisme et de Mémoire car ce fut le cas. La cohésion entre 1400 drapeaux et une foule considérable, que le parvis de l’Arc de Triomphe n’a pu contenir en entier, en sont la preuve. Tous ces drapeaux portés, par d’anciens combattants, par des veuves de guerre, par des Pupilles de la Nation, par des enfants, la foule des participants, sont la marque évidente qu’il y a en France des citoyens qui croient et espèrent toujours en leur pays.

Surtout, ne les décevons pas, ne les décevez pas !

Cette déception pourrait venir de l’oubli à remplir un Devoir de l’Etat, celui de la Réparation envers ceux qui donnent leur sang pour le pays. Il est temps que le discours officiel, qui reprend souvent le thème de la Reconnaissance, associe clairement à celui-ci la réparation qui en découle naturellement.

Message de l’Union Fédérale à l’occasion du 73ème anniversaire de l’Armistice du 8 mai 1945

Nous commémorons, aujourd’hui, la fin de la guerre dite de « 39-45 », en Europe.

L’Armée allemande capitula sans conditions, à Reims, le 7 mai et les quatre Grands : France, Etats-Unis, Royaume-Uni et URSS  annonçaient, le 8 mai, la Victoire alliée, ratifiée le 9 mai à BERLIN.

Depuis le 2 septembre 1939, date de la déclaration de guerre, que de combats meurtriers, que de drames ont eu lieu dans la presque totalité de l’Europe, en Afrique, en Asie, en Amérique comme sur mer.

Se reposant sur les garanties du Traité de Versailles de 1919, les démocraties occidentales ont fait preuve de faiblesse à l’égard des pouvoirs totalitaires émergeant en Europe,  principalement en Italie et en Allemagne. Elles n’ont pas réagi à la remilitarisation de la Rhénanie, ce qui a conduit ultérieurement à cette forme d’abdication que furent les Accords de Munich de 1938. Les gouvernements qui voulaient à tout prix « préserver la Paix » eurent la guerre !

La France avait misé sur une politique militaire défensive statique sans tenir compte des rapports d’observateurs militaires décrivant l’entrainement à l’offensive des forces allemandes intégrant le combat de divisions blindées appuyées par une aviation d’attaque au sol. La défaite de mai 40, malgré le renfort de forces britanniques et la défense acharnée de nombreuses unités, est due à la percée dans les Ardennes par les forces mécanisées ennemies qui, contournant la Ligne Maginot atteignirent la Manche après avoir encerclé l’armée française. Cette campagne qui prit fin le 17 juin par l’armistice, avait fait cent quarante mille morts civils et militaires, un million cinq cent mille prisonniers et des dizaines de milliers de réfugiés, venant des départements du Nord et de Belgique.

La France se retrouvait coupée en deux zones, les Allemands occupaient la bordure atlantique, le centre, le Nord et le Nord-est de la France et avaient annexé l’Alsace et la Lorraine.

Dès le 18 juin, le Général De Gaulle adressait son « APPEL » aux Français, sur les ondes de la BBC, pour leur dire que le combat continuait. Ils ont été nombreux à le rejoindre à Londres ce qui a permis de constituer les « Forces Françaises Libres ».

Dans le pays, ce fut quatre années noires. La population survivant avec des rations alimentaires réduites au strict minimum du fait des Allemands qui prélevaient la majorité des ressources.

Dès 1940, une résistance commençât à s’organiser. Ces résistants étaient issus de tous les milieux, de toutes les formations politiques. Leurs actions de renseignement sur les forces allemandes, leurs actions de sabotage, aidèrent les débarquements. Elles ont eu un rôle significatif dans la libération du territoire. Traqués par la Gestapo et par la Milice inféodée aux occupants, ces hommes et ces femmes ont payé un lourd tribut, par quatre-vingt mille morts, fusillés, déportés ou disparus dont Jean MOULIN, missionné par le Général De Gaulle afin de coordonner l’action de tous ces mouvements de résistance.

Il ne faut pas oublier ceux qui souffrirent de persécutions raciales : juifs, tsiganes et homosexuels. Sur soixante-seize mille personnes de confession juive, deux mille seulement, revinrent des camps de concentration.

A l’extérieur, la France reprend le combat. Les Forces françaises libres, se battent aux cotés des unités alliées. A Bir Hakeim, dans le désert Libyen, Le Général Koenig stoppe l’avancée de l’Afrika Korps de Rommel et des troupes italiennes, lors de la bataille d’El Alamein. Plus tard, équipée par les Américains, l’Armée d’Afrique fut engagée dans la campagne d’Italie. Elle s’est distinguée, particulièrement au Monte Cassino et à la prise de Rome. Ces unités de la France Libre participèrent au débarquement de Normandie le 6 juin, à celui de Provence le 15 août, puis dans les combats jusqu’en Allemagne.

C’est par le sacrifice,  de ces soldats, de ces résistants, que la France obtint sa place dans le camp des vainqueurs.

Nous sommes rassemblés, ici en ce 8 mai, comme chaque année, pour rendre hommage à ceux qui ont donné leur vie pour que nous demeurions libres.

Vive la France !

Communiqué de l’UF à l’occasion du décès d’ un officier supérieur de la Gendarmerie

Tous, nous pleurons aujourd’hui le Lieutenant-Colonel Arnaud BELTRAME. Tous nous saluons son immense courage. Nous nous inclinons avec un profond respect devant la douleur de son épouse et de ses proches.

Ce soldat est allé  jusqu’au sacrifice afin d’accomplir la mission que lui avait confiée notre République : celle de défendre et protéger le citoyen au péril de sa vie. Il l’a fait. Les circonstances qui nous sont rapportées confirment  qu’il connaissait exactement ce que serait le terme de son action. Il savait qu’il allait mourir.

Sans doute a-t-il pensé : « Demain, ce sera l’éternité ! ».

Il a droit à notre reconnaissance nationale. C’est un héros pour toutes et tous. Mais le sang et la chair du héros ont un prix. Ce qu’il vient d’accomplir rappelle que le Droit à Réparation n’est pas devenu un Devoir de l’État parce que de trop nombreux soldats sont morts mais parce que c’est un Devoir Moral qui, seul, est à la hauteur du sacrifice de ses soldats … quoi que cela puisse coûter.

La mort héroïque de ce Soldat dans l’accomplissement de son Devoir, nous rappelle de façon dramatique que le Devoir de Réparation de notre République à l’égard de toutes celles et de tous ceux qui se sacrifient pour elle, ne peut se  mêler ou se confondre à des missions considérées comme secondaires. Il ne peut être pleinement  assumé que par  un Ministère à part entière.

 

Communiqué de l’Union fédérale concernant les deux militaires tués au Mali.

Le drame au Mali dans lequel deux de nos soldats viennent d’être tués et où un troisième est gravement blessé met cruellement en exergue ce qu’exige l’accomplissement de la mission

La mission s’exécute jusqu’au sacrifice suprême si nécessaire.

Nous devons être inquiets pour nos soldats dès qu’ils partent en opérations car nous ne pouvons ignorer qu’ils vont y risquer leur vie. Notre liberté a un prix : celui du sang, de la chair et de la vie de nos soldats.

L’Union fédérale respecte avec émotion ce sacrifice, elle s’incline avec une profonde tristesse devant la terrible peine des familles et des proches.

Elle rappelle que le sacrifice de nos soldats a des conséquences considérables et durables sur les familles qui, aujourd’hui, viennent de perdre un fils, un frère, un mari, un père. Elle insiste sur le fait que notre République a le devoir de réparer, autant que faire se peut,  à l’égard des familles de celles et ceux qui se sont sacrifiés pour elle.

Communiqué de l’Union Fédérale

Honte ou bassesse ?

Le Gouvernement est-il capable aujourd’hui de regarder les anciens combattants droit dans les yeux ? Le Président de la République ignore-t-il l’article premier de la loi promulguée en mars 2005 ?

« L’état militaire exige en toute  circonstance l’esprit de sacrifice pouvant aller jusqu’au sacrifice suprême » !xiste-t-il dans notre pays d’autres personnes qui, étant missionnées par le Chef de l’État, ont le Devoir de remplir cette mission jusqu’au sacrifice suprême ? NON ! Cet article, comme ceux qui l’avaient précédé dans le passé, détermine le Devoir de Réparation de l’État, devoir moral s’il en est.

Pourtant, ce devoir est aujourd’hui pour le moins négligé, peut-être même est-il sur la voie d’être supprimé. Madame la Secrétaire d’État auprès de la Ministre de la Défense a dû, désignée par cette dernière, délaisser sa Présidence du Conseil d’administration de l’ONAC pour accompagner le Premier Ministre au Maroc. Ce n’était-là rien moins que l’application du nouveau style de relations entre ministres. Il n’y aura plus de Secrétaire d’État dédié, c’était écrit et médiatisé.

Bienheureux les fonctionnaires qui, peut-être sans l’avoir demandé, obtiennent une Secrétaire d’État dédiée à la Fonction publique dans le nouveau gouvernement !

Quelle est la demande des anciens combattants ? : « Que leur Droit à Réparation soit respecté » justement par un Secrétaire d’État dédié. Cette demande, qui semble exorbitante aux yeux des décideurs politiques, n’est que la reconnaissance par l’État de son Devoir de Réparation à l’égard de ceux qui iront jusqu’au sacrifice suprême pour remplir la mission régalienne de sécurité collective. N’étant ni entendus, ni d’ailleurs écoutés,  les anciens combattants viennent de perdre leur confiance envers ces décideurs politiques.

Il devient urgent de la rétablir par un simple ajustement gouvernemental où « dédié aux anciens combattants » viendra s’ajouter au titre d’une ou d’un Secrétaire d’État.

Centenaire de l’Union fédérale

A l’attention des adhérents de l’Union fédérale, il est encore temps pour les inscriptions. Actuellement plus de six cents inscrits et plus de deux cent cinquante porte-drapeaux se sont  enregistrés.