Communiqué de l’Union Fédérale

Monsieur Emmanuel MACRON, alors qu’il était en visite en Algérie  a tenu des propos qui ont choqué nos adhérents et sans doute l’ensemble de la communauté de tous les soldats français, particulièrement ceux d’AFN. Tous ont l’impression douloureuse d’être stigmatisés et considérés comme des criminels, coupables de Crimes de guerre.

L’Union fédérale souhaite que le Gouvernement s’exprime sur ce sujet et condamne clairement ces propos tenus par un Candidat déclaré à nos élections présidentielles.

Le nouveau code PMI-VG est publié

Le nouveau code PMI-VG annoté par le groupe de travail qui réunit les représentants de plusieurs associations du monde combattant  a été mis en ligne  sur le site:
http://code.pensionsmilitaires.com/codes/cpmivg2017
La promotion de ce site sera faite par l’envoi d’un communiqué du groupe de travail, mais vous pouvez d’ores et déjà le faire connaitre autour de vous, même s’il est encore incomplet. Il est destiné à aider les intéressés mais aussi tous ceux qui ont à le mettre en œuvre (juges, avocats, Etat-majors, mairies,…) et – c’est nouveau – les victimes des attentats. Il doit être enrichi au long de l’année 2017 de manière à être complet le 31 décembre 2017.

Meilleurs Voeux

L’Union Fédérale des Associations Françaises d’Anciens Combattants et Veuves de guerre vous souhaite un bon Noël et vous présente ses meilleurs vœux pour 2017.

Message de L’UNION FÉDÉRALE à l’occasion du 5 décembre 2016

C’est aujourd’hui le 5 décembre 2016, la journée nationale d’hommage aux « Morts pour la France»
pendant la guerre d’Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie, de 1952 à 1962.
Nous sommes unis et rassemblés autour du souvenir de nos anciens et de leur famille, de nos amis,
de nos frères d’armes partis toujours trop tôt, victimes de cette guerre, de ces combats, de ces
meurtres qui hantent et hanteront encore longtemps nos esprits. Nous ne les oublierons jamais, nous
avons vis-à-vis d’eux un Devoir de Mémoire.
Nous devons nous souvenir du coût humain très lourd, près de 24000 Français morts pour la France
et de milliers d’autres blessés dans leur chair et dans leur âme.
Alors que la France terminait difficilement une guerre d’indépendance de l’Indochine, en Algérie,
encore département Français, une rébellion visant à l’indépendance, utilisant le terrorisme et la
guérilla comme modes d’action, sème la terreur au sein de la population civile.
Le 1 er novembre 1954, est officiellement lancée, une opération « dite» de « maintien de l’ordre»
ou de « pacification» et les appelés du contingent seront envoyés en nombre.
Cette année, le 25 septembre 2016, le Président de la République, a reconnu officiellement la
responsabilité française qui, en abandonnant la plupart de nos frères d’armes Harkis restés en
Algérie, permit leur massacre et celui, parfois, de leur famille. Notre souvenir, notre recueillement,
doit les associer à cette journée de mémoire.
Nous devons rester lucides et mesurer tout le poids de notre histoire. C’est elle qui nous enseigne
que nous avons la responsabilité d’oeuvrer à maintenir Paix, afin que le sacrifice de nos camarades,
qui se sont battus pour elle, qui se sont battus pour défendre la liberté et les valeurs de la république
ne soit pas vain.
Cette histoire nous apprend que la Paix n’est jamais définitivement acquise et qu’à tout moment la
folie de l’homme peut la remettre en cause. Aujourd’hui doit être aussi le moment pour tous, de
réfléchir afin d’aider la France à construire un avenir dans lequel, les générations futures seront en
Paix.

Augmentation de la retraite du combattant

Le projet de loi de Finances 2017 annonce une revalorisation de 4 points de la retraite du combattant (48 à 52); à savoir, 2 points au 1er janvier 2017 et 2 points au 1er septembre de la même année, portant ainsi la retraite du combattant à 702 €uros en début d’année et à 730 €uros en fin d’année.

Message de l’Union fédérale à l’occasion du 11 novembre 2016.

 

MESSAGE DE L’UNION FÉDÉRALE DES ASSOCIATIONS FRANÇAISES D’ANCIENS COMBATTANTS,

VICTIMES DE GUERRE ET DES JEUNESSES DE L’UNION FÉDÉRALE

À L’OCCASION DU 11 NOVEMBRE 2016

Nul n’aurait pu l’imaginer mais la guerre déclenchée deux ans plus tôt n’en était encore qu’à la moitié de sa durée.

1916 va être l’année des batailles indécises et sanglantes.

L’une d’entre elles sera pour toujours, dans la mémoire collective, la plus célèbre du siècle.

Le seul nom de VERDUN cristallise sur lui ce que furent dans leur ensemble et tout au long de la guerre la dureté des combats livrés, la souffrance des hommes mais aussi leur indéniable grandeur.

Le 21 février les forces allemandes, nombreuses, puissamment armées, lancent une offensive d’envergure sur un secteur réputé tranquille, celui de Verdun, où nos propres forces sont en état d’infériorité numérique et pratiquement sans appui d’artillerie.

Un déluge de fer et de feu s’abat sur elles pendant des heures. Le choc qui suit est rude mais, grâce à leur courage et à leur abnégation elles arrivent à contenir l’adversaire qui ne pourra atteindre les objectifs qu’il s’est fixés.

Il convient de citer, entre autres, la conduite héroïque des 56ème et 59ème bataillons du 165ème Régiment d’Infanterie commandés par le colonel DRIANT.

Leur résistance farouche permettra un répit pour l’arrivée des renforts. Le prix payé sera terrible. Sur 1300 hommes, il n’en survivra que guère plus d’une centaine.

C’est par une voie de communication créée de toute pièce entre Bar le Duc et Verdun qu’hommes et matériels seront acheminés vers le front. Ce sera « la voie sacrée ».

C’est ainsi que s’est engagée cette bataille qui, conduite pour ce qui nous concerne tour à tour par les généraux PETAIN puis NIVELLE, ne prendra fin qu’au mois de décembre.

Les positions seront prises et reprises au prix de sacrifices qui nous paraissent aujourd’hui démesurés mais qui étaient alors signe de la volonté inébranlable d’une nation, la nôtre, de vivre libre.

Le bilan est terrible.

L’enfer de Verdun aura coûté 360 000 morts côté français, 335 000 morts côté Allemand.

                                                                *

Verdun n’aura pas été la seule bataille cette année-là.

Depuis janvier le général JOFFRE, commandant en chef des forces françaises, en accord avec celui des troupes britanniques, avait prévu de mener une grande offensive au nord et au sud de la SOMME.

La bataille de Verdun retarda l’opération, qui ne sera déclenchée que le 1er juillet et sera arrêtée début octobre.

Les troupes britanniques y prirent une part prépondérante.

En définitive, ce sera un échec qui coûtera son commandement au général JOFFRE.

Plus d’un million d’hommes des deux camps y furent mis hors de combat.

                                                               *

Voilà très succinctement brossé le tableau d’une période tragique de l’histoire de notre pays. Le meilleur y a été mêlé au pire.

Cent ans après on se rend compte que quels que soient les sacrifices consentis, souvent exorbitants, la volonté farouche de notre nation a fait que celle-ci, par sa cohésion, a su faire face à l’adversité.

Au temps où nous sommes, devant les dangers auxquels notre génération est confrontée, qui pour être de toute autre nature n’en sont pas moins réels, il est sans doute nécessaire de s’en souvenir.

Que vivent la France et la République !

 

Nouveau conseil d’administration

Lors de l’assemblée générale  qui s’est tenue le 15 septembre 2016 à Créteil (94) un nouveau conseil d’administration a été élu. Il figure dans la rubrique  »présentation ».