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Hommage à René Cassin – Panthéon – 19 février 2015

Panthéon 19 février 2015

 

-Mme Florence BERTHOUT, Maire du Vème.

 

-M. Carlos FERRARI-LOPEZ, Conseiller auprès du SEDAC.

 

-M. le commissaire Général de division (2s) Régis OUTTIER, secrétaire général de la SMLH, représente le Général d’Armée Hervé Gobillard

 

-Mmes et MM. les représentants des autorités civiles et militaires.

 

-Mme Rose-Marie ANTOINE, Directrice générale de l’ONAC-VG.

 

-Mme Fanny JAFFRAY, Conseillère auprès du cabinet de Mme Najat Vallaud-Belkacem, Ministre de l’Education nationale.

 

-M. Jean-Louis BAYLE, Président général de l’UNC.

 

-M. Michel COLOMBO, Président de la FAFAC.

 

-M. l’Amiral Henri LACAILLE, Président de la FNAM.

 

-M. Gilles MANCERON, membre du Comité de la Ligue des Droits de l’Homme.

 

-M. Gérard DELBAUFFE, Contrôleur général su Souvenir français.

 

-M. Peter NAHON, représentant du Directeur de la bibliothèque et des archives de l’Alliance israélite universelle.

 

-M. André DORNINGER, Président fédéral des Blessés Crâniens.

 

-M. Richard PERNOD, administrateur et secrétaire adjoint, représente M. Yvan Glasel, Président de la France Mutualiste.

 

-Mmes et MM. les Présidents et représentants des associations amies.

 

-Mmes et MM. les membres du Conseil d’administration, les Présidents départementaux et les délégués de l’Union fédérale,

 

Mesdames et Messieurs,

 

Sachant par expérience qu’aucune énumération ne saurait être exhaustive, au nom de l’Union fédérale, nous remercions toutes les personnes se trouvant présentement à nos côtés, auprès du tombeau de René Cassin, le père spirituel de notre fédération.

 

Parmi les hautes autorités excusées et non représentées, nous citerons,

 

-M. Jean-Marc SAUVE, Vice-président du Conseil d’Etat.

 

-M. François Hollande, Président de la République.

 

-M. Manuel VALLS, Premier ministre.

 

-le Général Marcel KAPFER, commandant militaire, représentant Monsieur Gérard Larcher, Président du Sénat.

 

-Monsieur Jean-Louis DEBRE, Président du Conseil Constitutionnel.

 

-Claude BARTOLONE, Président de l’Assemblée nationale.

 

-Mme Fleur PELLERIN, Ministre de la culture et de la communication.

 

-M. Rémy ENFRUN, Préfet, Président de la Fondation Jean Moulin.

 

-M. Jacques REMY, Président de la fédération des Amputés de guerre de France.

 

-M. Pascal CLET, Président de l’Union des aveugles de guerre.

 

-M. Francis LEFORT, Président national du Comité national du Souvenir de Verdun.

 

-M. le Général de brigade (2s) Armel LE PORT, Président de la FNAOM.

 

 

Mesdames, Messieurs, vous comprendrez que cette année est particulière suite aux attentats qui ont bouleversés notre pays. Notre République a été atteinte au plus profond de sa chair, par l’assassinat de journalistes, parce qu’ils représentaient la Liberté, de gendarmes, de policiers, d’agents de sécurité, parce qu’ils représentaient l’ordre, et de juifs parce qu’ils étaient juifs.

Nous ne pouvons qu’accompagner les familles endeuillées dans leur malheur d’avoir perdu un être cher.

Le monde entier a tenu à réagir à ces sinistres meurtres, mais il faut être prudent lorsque l’on voit la réaction de certains pays d’Orient.

Notre Fédération a été particulièrement affectée par ce qui s’est passé, d’autant que René Cassin l’un des principaux artisans de la rédaction de la Déclaration des Droits de l’Homme a été l’un de nos présidents fondateurs. Je vous remercie d’observer en leur mémoire une minute de silence.

Le 1er aout 1914, René Cassin ne sait pas, quand il faut partir rejoindre à Antibes son régiment et que sa vie est sur le point de basculer. Il est dans sa 27ème année, sa formation est achevée. Son destin sera changé par le début de la Grande Guerre.

Cette expérience extraordinaire, totalement impossible à imaginer dans sa réalité. Quelques semaines plus tôt l’a marqué durablement, tout d’abord dans sa chair. Les hommes de sa génération ont subi la même épreuve, souvent plus longue et plus éprouvante encore.

Le 311ème Régiment d’Infanterie a été engagé dès les premiers jours de septembre dans la vallée de l’Aire, en Argonne et sur les Hauts de Meuse. Le soldat René Cassin se signale par des actes d’autorité et  de courage qui le feront nommer caporal. Plus tard, il dira avoir appris que « sur le champ de bataille, il avait la vision claire de l’ensemble de la guerre et il avait un certain ascendant sur les autres hommes ». Mais l’expérience de la guerre, c’est d’abord pour lui celle d’une solidarité vécue par des hommes de tous les milieux.

Dans la nuit du 12 au 13 octobre, parti avec son escouade il fut accueilli par un tir de mitrailleuses qui le blessa comme la plupart de ses hommes. Il réussit en pressant sur les plaies de son ventre, à se trainer jusqu’à portée de voix de son capitaine et à lui crier de donner l’ordre de repli, sauvant sa compagnie de l’encerclement. Gravement blessé, René Cassin avait gardé toute sa conscience, son évacuation fut rapide, passé par l’hôpital de Neufchâteau du 14 au 15 octobre, il fut ensuite dirigé vers l’hôpital d’Antibes ou il arriva le 16, pour être opéré le 17 octobre. Selon ses dires il fut opéré sans anesthésie, pour gagner deux heures, et il subit une deuxième opération quelques mois plus tard pour extraire l’enveloppe de la balle explosive qui s’était logée dans son bassin. L’opération ne fut pas dès plus réussie, puisqu’il subsista une « véritable hernie traumatique nécessitant le port d’une ceinture », toute sa vie il portera une ceinture. René Cassin passa six mois hospitalisé.

Blessé très tôt, René Cassin n’a connu ni Verdun, ni la Somme, ni les gaz, ni le pilonnage des tranchées. La Guerre a changé le cours de sa vie. La plupart des anciens combattants de retour du front, ont tentés, même blessés, de renouer avec leur existence antérieure comme si de rien n’était. René Cassin, lui aussi reprend sa carrière, mais la guerre ne sera pas pour lui une parenthèse : elle a fait des victimes dont il faut s’occuper, elle commande une solidarité.

Son engagement va lui fournir une certaine notoriété et enrichir son expérience politique et administrative, lui donner des responsabilités. Elle le conduira également à des réflexions de juristes sur les rapports entre les citoyens et l’Etat.

Si l’amélioration de son état fut lente, l’administration, en revanche fut plus rapide, puisqu’il fut proposé pour la réforme définitive le 7 juillet 1915. A la fin 1915, on comptait à peine plus de 17 000 réformés définitifs. La solidarité  le poussait à mettre ses compétences au service des victimes. Son engagement dans le monde combattant sera complètement désintéressé.

Jean-Claude Buisset

Président national

 

 

 

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Communiqué de l’Union Fédérale

Sur proposition du Président de l’Union Fédérale des Associations Françaises d’Anciens Combattants et des Jeunesses de l’Union Fédérale, le conseil d’administration a entériné la décision de ne pas participer aux réunions préparatoires à l’entrée de Jean Zay au Panthéon.

Les Motions du Comité fédéral du 20 février 2015

COMITÉ FÉDÉRAL DE L’UNION FÉDÉRALE DES ASSOCIATIONS FRANÇAISES

 D’ANCIENS COMBATTANTS, VICTIMES DE GUERRE

 ET DES JEUNESSES DE L’UNION FÉDÉRALE À PARIS

 DU 20 février 2015

 

Commission A : CIVISME, DÉMOCRATIE ET MÉMOIRE  

Président : Dominique LEPINE

Vice-président : Vincent BANSSILLON

Membre : Emma CATHALIFAUD

 Motion 15/1

L’union fédérale des associations françaises d’anciens combattants, victimes de guerre et des jeunesses de l’union fédérale réunie en Comité fédéral le 20 février 2015 à Paris,

INQUIÈTE des événements dramatiques ayant ensanglanté notre pays au mois de janvier et SOUCIEUSE d’être digne de ses engagements antérieurs.

 -ESTIME que l’exploitation politico-médiatique ayant suivi ces pénibles moments n’a en rien contribué à renforcer notre cohésion nationale.

 -RAPPELLE que le terrorisme n’est qu’un mode d’action et non pas l’ennemi que l’on doit avoir le courage de nommer.

 -SOUHAITE la rédaction d’un nouveau livre blanc permettant d’adapter notre outil de sécurité interne et externe aux menaces.

 -DEMANDE la mise en œuvre le plus rapidement possible d’un service civique obligatoire.

Commission 2B : AFN

Président : Yves MARCHAL

Secrétaire : Maurice LE NY

Assesseurs : Robert DASTE – Bernard GAUTHIER –

Jean-Claude KLINKERT – Bernard KUCHARCZYK

ALGÉRIE : ATTRIBUTION DE LA CARTE DU COMBATTANT A TOUS LES MILITAIRES AYANT SERVI EN ALGÉRIE JUSQU’AU 1er JUILLET 1964

Motion 2B-15/1

 L’union fédérale des associations françaises d’anciens combattants, victimes de guerre et des jeunesses de l’union fédérale réunie en Comité fédéral le 20 février 2015 à Paris,

-CONSIDÈRE que les militaires ayant effectué au moins 120 jours de présence en Algérie, postérieurement au 2 juillet 1962 et jusqu’au 1er juillet 1964, titulaires du Titre de Reconnaissance de la Nation, conformément aux dispositions du décret n° 2001/362 du 25 avril 2001, sont victimes d’une injuste et humiliante discrimination par rapport à leurs homologues arrivés sur le territoire jusqu’au 2 juillet 1962 puisqu’actuellement, la carte du combattant leur est toujours refusée.

-SOULIGNE que la nature même du TRN qui leur a été décerné, reconnaît implicitement, leur participation à un conflit armé, comportant un risque d’ordre militaire, confirmé par le recensement de 535 militaires français (dont plus de la moitié tués par faits de guerre), reconnus officiellement morts pour la France après le 2 juillet 1962

-ESTIME dans ces conditions, que la logique juridique voudrait que la date limite d’attribution de la carte du combattant aux militaires ayant servi en Algérie corresponde à la date limite actuelle d’attribution du TRN, soit le 1er juillet 1964.

-SOUHAITE donc vivement, par mesure d’équité et très rapidement, compte tenu de l’âge avancé de ces ayants droit potentiels, que la carte du combattant soit attribuée à tous les militaires français ayant servi sur le sol algérien jusqu’au 1er juillet 1964, sans aucune discrimination et qu’ainsi soit enfin mis un terme à l’incohérence de la situation actuelle qui fait que les combattants d’une même génération du feu, ayant opéré sur un même territoire, ne bénéficient pas tous des mêmes droits.

ARGUMENTAIRE RELATIF A L’ATTRIBUTION DE LA CARTE DU COMBATTANT AUX MILITAIRES AYANT SERVI EN ALGÉRIE ENTRE LE 2 JUILLET 1962 ET LE 1ER JUILLET 1964

Par mesure d’équité envers tous les combattants d’une même génération du feu, la carte du combattant doit être attribuée à tous les militaires ayant servi en Algérie jusqu’au 1er juillet 1964.

La proposition du Député Guilloteau déposée en 2013 et demandant cette attribution a été rejetée au motif que la guerre d’Algérie ayant pris fin officiellement le 2 juillet 1962 et qu’accorder la carte jusqu’au 1er juillet 1964 reviendrait à considérer que cette guerre s’était poursuivie deux années après l’indépendance de ce pays, ce qui serait impensable.

Cet argument est irrecevable à plus d’un titre, en effet :

1-Il y a lieu à se référer à ce qui s’est passé pour le Maroc et la Tunisie.

Pour le 1er de ces deux pays, l’indépendance a été proclamée le 2 mars 1956 pour le second, le 20 mars 1956. Pourtant la carte du combattant a été octroyée aux militaires ayant servi dans ces territoires jusqu’au 2 juillet 1962, soit 6 ans après l’indépendance. De même, l’élargissement de l’attribution de la carte au-delà du 2 juillet 1962 sous certaines conditions, vient également de leur être accordé, au même titre qu’à ceux ayant servi en Algérie (loi de finances 2014-art. 109), alors même que n’a pas été dénombré un nombre significatif de victimes « Mortes pour la France », comme c’est le cas pour l’Algérie, après les dates respectives d’indépendance.

D’autre part, la loi n° 99-882 du 18 octobre 1999 a qualifié de guerre les événements d’Algérie mais seulement de combats ceux du Maroc et de la Tunisie.

2-Un arrêt rendu le 15 octobre 2013, par la Cour d’Appel de Rennes, réformant une décision du TGI de Nantes, ordonne l’adjonction de la mention« Mort pour la France » sur l’acte de décès de Monsieur Paul Teuma, enlevé le 5 juillet 1962 à Oran et tué, alors qu’il tentait de ravitailler la base militaire aéronavale de Zartigues. On peut donc légitimement penser que la C.A. n’a pas considéré que le conflit algérien avait pris fin le 2 juillet 1962.

3-L’attribution du TRN aux militaires se trouvant sur le sol algérien jusqu’au 1er juillet 1964 concrétise bien leur participation à un conflit armé comportant un risque militaire (selon les déclarations se Monsieur Hamlaoui Mekachera devant l’Assemblée nationale en 2003). La logique juridique voudrait donc qu’il y ait concordance entre la date butoir d’attribution du TRN -le 1er juillet 1964- et la date d’attribution de la carte du combattant soit le 1er juillet 1964.

CAMPAGNE DOUBLE

Motion 2B-15/2

L’union fédérale des associations françaises d’anciens combattants, victimes de guerre et des jeunesses de l’union fédérale réunie en Comité fédéral le 20 février 2015 à Paris,

 DÉPLORE que pour les conditions d’application de la campagne double aux anciens combattants d’AFN, fonctionnaires et assimilés, il ait été dérogé aux dispositions appliquées lors des conflits précédents.

 CONSIDÈRE que le décret n° 2010.890 du 29 juillet 2010 portant attribution de la campagne double, par trop restrictif et injuste, est inacceptable. Il ne correspond ni aux attentes des anciens combattants d’Afrique du Nord, floués par rapport à leurs homologues des conflits antérieurs, ni au principe d’égalité des droits entre les diverses générations du feu, tel que voulu par le législateur (loi du 9 décembre 1974).

 -RAPPELLE que le candidat à la présidence de la République, François Hollande, dans sa correspondance à l’UFAC le 6 avril 2012, a clairement admis l’inefficacité de ce décret qui n’a permis que la révision d’un nombre insignifiant de pensions et à considéré comme prioritaire, le réexamen de ce dossier par le Ministre délégué.

De même, lors de son intervention au congrès national de la FNACA en octobre 2014, le secrétaire d’Etat à la Défense chargé des anciens combattants a admis que la question de la campagne double était une question majeure qui, bien que complexe, méritait un long travail d’analyse et de concertation avec les associations d’anciens combattants mais qu’il était prêt à le mener.

 -CONSTATE cependant avec amertume que malheureusement, tant les promesses de campagne du candidat à la présidence, que la bonne volonté exprimée par le secrétaire d’Etat, peu de temps avant de quitter son poste, n’ont été suivies d’effets puisqu’aucune évolution positive n’est intervenue depuis.

-EXIGE, afin de mettre un terme à ces trop longs atermoiements, l’abrogation de ce décret et la stricte application de la loi du 14 avril 1924 (article 36).

 

Commission 6B : OPEX

Président : Michel VERWEIRE

Adjoints : Claude HENRY

Derwich DELAYE

Michel BLATY

 ATTRIBUTION DE LA CARTE DU COMBATTANT ET FONDS DE SOLIDARITÉ OPEX

Motion 6B-15/01

 L’union fédérale des associations françaises d’anciens combattants, victimes de guerre et des jeunesses de l’union fédérale réunie en Comité fédéral le 20 février 2015 à Paris,

 -SE RÉJOUIT que la carte du combattant soit attribuée à compter du 1er octobre 2015 aux OPEX pendant 120 jours consécutifs ou non sur les territoires ou zones ouvrant droit, sans tenir compte d’unités combattantes.

 -INSISTE ET RENOUVELLE sa demande d’extension au profit des OPEX, selon les mêmes critères d’attribution, du Fonds de solidarité créé pour les anciens combattants d’Afrique du nord et d’Indochine.

49ème Remise des Prix de Civisme et de Dévouement à la Collectivité

REMISE DES PRIX NATIONAUX DE CIVISME ET DE DÉVOUEMENT

À LA COLLECTIVITÉ DE L’UNION FÉDÉRALE

POUR UN HOMMAGE DES ANCIENS COMBATTANTS

À LA JEUNESSE FRANÇAISE

Mesdames, Messieurs, vous comprendrez que cette année est particulière suite aux attentats qui ont bouleversés notre pays. Notre République a été atteinte au plus profond de sa chair, par l’assassinat de journalistes, de gendarmes, de policiers, d’agents de sécurité et de juifs parce qu’ils étaient juifs.

Nous ne pouvons qu’accompagner les familles endeuillées dans leur malheur d’avoir perdu un être cher.

Le monde entier a tenu à réagir à ces sinistres meurtres, mais il faut être prudent lorsque l’on voit la réaction de certains pays d’Orient.

Notre Fédération a été particulièrement affectée par ce qui s’est passé, d’autant que René Cassin l’un des principaux artisans de la rédaction de la Déclaration des Droits de l’Homme a été l’un de nos présidents fondateurs. Je vous remercie d’observer en leur mémoire une minute de silence.

Monsieur Patrick Baudoin, Maire de Saint Mandé, l’Union fédérale ne peut que vous remercier pour l’accueil que vous nous faites depuis plusieurs années au sein de votre Mairie à l’occasion de la remise des Prix de Civisme.

Au nom du Conseil d’administration, je voudrais remercier l’ensemble des personnalités et en particulier Monsieur le Sous-préfet représentant le Président de la République, Monsieur le Chef de Cabinet du Secrétaire d’État à la Défense chargé des anciens combattants et de la Mémoire, Madame la Directrice de l’ONAC-VG, Monsieur le représentant de la DMPA, Monsieur le représentant de la Mairie de Paris, Madame le Maire de Dourdan, Monsieur le représentant de la France Mutualiste, Messieurs les présidents nationaux, Mesdames, Messieurs les administrateurs.

Enfin, je voudrais remercier Messieurs les présidents départementaux de l’Union fédérale, ainsi que l’ensemble des personnes présentes dans cette salle pour l’intérêt que vous portez à cette remise des Prix de civisme nationaux.

Pour la 49ème année consécutive, l’Union fédérale des associations françaises d’anciens combattants, victimes de guerre et des jeunesses de l’Union fédérale décerne ses Prix de civisme et de dévouement à la collectivité, dans cette salle des fêtes de la Mairie de Saint Mandé, mise gracieusement à notre disposition par monsieur Patrick Beaudoin, Maire de Saint Mandé, que nous ne pouvons que remercier pour son attachement à l’Union fédérale.

Nous sommes dans la deuxième année du centenaire de la Première Guerre mondiale raison pour laquelle nous avons demandé au Général Elrik Irastorza de venir présider cette 49ème remise des Prix de civisme.

J’en profite pour vous rappeler que notre Fédération est la plus ancienne à avoir organisé des Prix de civisme. Ces Prix font partie d’une des principales actions que nous menons pour la transmission du devoir de mémoire.

Nous remercierons l’ensemble des parrains, qui comme chaque année, accompagnent l’Union fédérale et apportent un encouragement aux distingués.

Nous remercierons également toutes celles et ceux qui ont contribué  à la réussite et à l’organisation de cette manifestation, en particulier René Aguillon qui malgré son souhait de ne plus être administrateur et à ma demande a accepté de s’occuper de cette mission que sont les Prix de civisme, j’y associerai Claude Henry, Fernand-Pierre Kern, Dominique Lépine et Michel Giraud.

Nous remercierons l’ensemble des lauréats et les félicitons de l’engagement qu’ils ont envers la population quelles que soient les circonstances.

Nous n’oublierons pas les familles des lauréats, les enseignants qui comme chaque année les guident et les encouragent dans leurs actions vis-à-vis de la Société.

Nous remercierons le Jury qui a eu une tâche difficile pour la sélection des divers dossiers présentés.

Nous  ne pouvons que nous féliciter de partager ce moment intense de fraternité, avec les lauréats qui ont concourus à la réussite de cette journée, car aujourd’hui se sont eux qui sont à l’honneur.

Nous comprenons la déception de ceux dont le dossier n’a pas été retenu, tant ils étaient tous méritants. Nous les encourageons à persévérer.

Nous ne pouvons qu’être fiers que cette jeunesse appartenant à la majorité silencieuse de la jeunesse française soit à nos côtés.

L’Union fédérale soucieuse de récompenser chacun d’entre vous par l’attribution d’une tablette vous remettra :

-Le prix du Président de la République ;

-Le prix de l’Union fédérale ;

-Le prix de la Ville de Paris ;

-Le prix de l’ONAC-VG ;

-Le prix de la DMPA ;

-Le prix de la Fédération André Maginot ;

-Le prix de la France Mutualiste ;

-Le prix de la France d’Outre-mer ;

-Le prix des Amis de l’Union fédérale pour la Solidarité Humaine.

 

Iris Aguillaume

Prénom et Nom : Iris AGUILLAUME

Demeurant :       24 rue des Vergers – 25115 Pouilley les Vignes

Née le :             13 octobre 1997 à Besançon – (Doubs)

Activité :           Lycéenne

Présentée par la fédération du Doubs

Président :       Claude Henry

Parrain :          Monsieur le Président de la République, représenté par le                            Sous-préfet du Val de Marne, Monsieur Michel Mosimann

C’est Claude Duval, responsable de la troupe ÉTINCELLES qui s’exprime par ma voix :

Tout a commencé en 1999. Iris n’a alors que deux ans. Son grand frère, Martin, âgé de quatre ans et demi, décède des suites d’une leucémie. Etape difficile pour sa famille et ceux qui l’entourent. Très vite, Carole, Emilie et Loïc, trois de ses voisins âgés de 14 à 18 ans, décident de réagir à leur manière à ce qui vient de se produire.

Ils créent la troupe ÉTINCELLES. L’objectif est de mettre sur pied des spectacles de variétés, de les présenter au grand public, et de reverser tous les bénéfices à l’association « Semons l’espoir », qui œuvre en faveur des enfants hospitalisés.

Iris, encore trop jeune, n’est pas sur scène durant les premières années. Mais dès l’âge de six ans, elle rejoint le groupe des enfants, qui participent au spectacle et accompagnent les adultes et adolescents de la troupe. Cela fait donc plus de 10 ans qu’elle est engagée dans le combat qui est celui des ÉTINCELLES : donner de son temps et de son énergie au service d’une cause universelle, celle des enfants malades. Parce qu’être une ETINCELLE est un engagement de tous les instants ou presque. Il y a les répétitions bien sûr, mais aussi les moments où il faut faire de la publicité pour les représentations, coller les affiches, distribuer des tracts, etc. Il y a aussi les « ateliers couture » ou les « ateliers décors », lorsque le spectacle est en train d’être mis sur pied. Il y a également les temps de montage et de démontage dans les salles de spectacle, lorsqu’il faut installer les décors et la partie technique.

Bref, c’est un engagement conséquent pour tous ceux qui font partie de la troupe. Iris est dans l’aventure depuis plus de dix ans et, en grandissant, y prend de plus en plus sa place. Cette année, elle a même rejoint de façon plus soutenue le groupe des danseuses et multiplie donc les heures de répétitions pour être prête le jour J. Cela ne l’empêche pas de mener de front ses années de lycée. Il n’est pas rare de la voir sortir livres et classeurs en salle de répète, lorsqu’elle n’est pas concernée par le tableau qui est travaillé. Un bon moyen pour combiner la vie lycéenne et la vie d’ETINCELLE. Parce que, vous l’aurez compris, faire partie d’ETINCELLES demande un réel investissement. Chaque membre de la troupe offre tout naturellement de son temps. La meilleure récompense, pour chacun d’entre nous, c’est lorsqu’à la fin d’une saison on peut remettre le fruit de nos efforts à l’association « Semons l’espoir ». Plus de 360 000 € remis en 15 ans, dont 62 000 € pour la dernière saison. Mais aussi plus de 5000 personnes qui chaque année viennent voir le spectacle et sont ainsi sensibilisées à la cause des enfants malades. C’est ce qui nous pousse à continuer, année après année, et à nous battre pour tous les jeunes qui sont hospitalisés à l’heure actuelle. Et puis, évidemment, pour tous ceux qui ont connu Martin, et encore bien plus pour Iris, c’est une façon de la faire vivre autrement.

 

Prénoms et Nom :    Marion TEYSSIER et Quentin TEYSSIER

Demeurant :             44 rue des Déportés – 33340 Queyrac

Né(e)s le :               20 avril 1997 et 20 novembre 1998 à Lesparre – (Gironde)

Activité :                 Lycéenne en 1ère année de gestion secrétariat

                             2ème année de CAP Électricien

Présenté(e)s par la fédération de la Gironde

Président :               Vincent Verdier en liaison avec Michel Golfier

Parrain :                  M. Jean-Claude Buisset, Président national

 

Marion Teyssier UF 33                                      Quentin Teyssier UF 33

 

Ecoutons Michel Golfier, Secrétaire général de la Gironde :

Le groupe intergénération de Queyrac a décidé de monter un projet de recherche et d’exposition à la mémoire des combattants lors de la guerre 1914-1918 des villages de Queyrac et Jau-Dignac qui ont déploré 88 morts pour la France, un très lourd tribut pour ces deux petits villages.

Queyrac et Jau-Dignac sont situés à la pointe du Médoc près de l’océan et la Gironde entre les vignes et la forêt de pins.

L’originalité de ce projet est de faire coopérer un groupe intergénération d’anciens des villages, des adolescents et les enfants des écoles et de présenter une exposition de ces recherches lors du 11 novembre 2014.

Pour cela il leur fallait en quelques mois : définir les tâches de chaque génération, motiver les groupes, préparer avec quelques adultes la mission de chacun des intervenants, réaliser un planning d’avancement, prévoir le matériel pour l’exposition.

Un projet un peu fou et ambitieux ! Mais réalisable pour une équipe volontaire et surtout épaulée par le Directeur d’école et sa fille institutrice de la classe de CM2 avec les 20 élèves qui participent à ce projet. Pour mettre en forme et en image tout ceci deux adolescents qui maîtrisent bien les ordinateurs, c’est Marion Lycéenne en 1ère année de secrétariat et son frère Quentin en 2ème année d’électricien qui se sont portés volontaires, c’est leur grand-mère qui dirige le groupe des anciens.

La difficulté de départ était de trouver tous les renseignements concernant chaque Mort pour la France, là ce sont les anciens des deux villages une dizaine, qui ont mené les recherches, un travail de fourmi mais surtout de patience, retrouver les familles, rassembler les pièces d’identité, le régiment, le grade, les batailles, le lieu de la mort, les décorations, les photos, quelques fois les lettres qu’ils écrivaient, les souvenirs restés dans les familles.

Pendant ce temps à l’école, le groupe d’enfants préparait eux aussi les recherches en interrogeant leurs parents, leurs grands-parents, également l’étude des monuments aux morts des deux villages, ils ont fait des recherches sur dix soldats de chaque commune morts au champ d’honneur, ils ont créé leur petit journal, la gazette du Médoc qui raconte le fruit de leurs recherches.

Bien sûr, il a fallu tout mettre en page, c’était le rôle de nos deux adolescents, au fur et à mesure des arrivages des informations, puis préparer les supports pour l’exposition qui a eu lieu dans la salle du foyer rural, une belle exposition appréciée de tous les villageois.

Alors on peut dire bravo à ce Directeur d’école, à cette institutrice, à ces enfants de CM2, à ces anciens qui par leur dynamisme et leur complicité ont réussi à écrire une page émouvante et très importante de l’histoire et de mémoire pour ces deux villages et surtout à ces deux jeunes Marion et Quentin qui ont participé activement à sa présentation, nous leur avons attribué le premier prix départemental.

Simon Later UF 71

Prénom et Nom :      Simon LATER

Demeurant :            11 rue Pierre Garnier – 71300 Montceau-les-Mines

Né le :                    8 décembre 1999 à Saint Vallier (Saône et Loire)

Activité :                 Lycéen

Présenté par la fédération de Saône et Loire en liaison avec le collège de Montceau-les-Mines

Président :            Jean Badey

Parrain :               Madame Anne Hidalgo, Maire de Paris, représentée par Monsieur Laurent Bellini, Conseiller technique, cabinet de l’adjointe à la mairie de Paris, chargée de la mémoire et du monde combattant

« Une traction pour Jean Moulin »

« Une action originale qui permet à la collectivité toute entière de garder le contact avec l’histoire de la résistance locale et aux jeunes d’être sensibilisés au devoir de mémoire, au DROIT à la mémoire »

C’est pour partie, l’exergue d’un volumineux dossier de presse.

Des élèves volontaires de tous niveaux du collège de Montceau-les-Mines, mais aussi quelques-uns d’entre eux ayant intégré le lycée, ont désigné Simon pour représenter l’ensemble du groupe de son action originale de mémoire.

Ces jeunes élèves sont issus de milieux sociaux variés mais pour beaucoup cependant, défavorisés.

Le projet une traction pour Jean Moulin a été mis en place par des adultes entièrement bénévoles pour faire connaître à ces jeunes, en difficulté pour certains, l’histoire de la résistance locale et de son fédérateur sur le plan national, Jean Moulin, dont l’établissement scolaire porte le nom. Le devoir de mémoire est ici présenté et abordé d’une façon tout à fait originale en associant les jeunes volontaires dans une entreprise ambitieuse et concrète qui consiste à partir d’un véhicule mythique de cette période, la traction, de réaliser un véritable mémorial roulant au service futur du droit à la mémoire de la collectivité toute entière et en particulier les jeunes.

L’avenir de ce mémorial roulant n’est donc pas statique mais consistera en particulier à emmener l’histoire de la résistance jusqu’aux jeunes (dans d’autres établissements scolaires) et par d’autre jeunes qui transmettront bientôt le message reçu et le flambeau donné par les plus anciens témoins de cette époque que nous avons rencontrés.

Titine, traction 11B de 1940, aura un contact facile avec la jeunesse et permettra ensuite d’aller beaucoup plus loin avec celle-ci dans la démarche de la connaissance de cette période troublée, de la transmission utile et nécessaire du devoir de mémoire.

S’il a été choisi, c’est parce que Simon s’est investi dès le début dans cette activité ambitieuse. Il est le plus assidu, ponctuel, régulier, discret mais efficace et toujours prêt à rendre service. Il participe régulièrement aux cérémonies commémoratives qui s’inscrivent dans le devoir de mémoire, pilier du projet.

Paulin Paquereau UF 86

Prénom et Nom :      Paulin PAQUEREAU

Demeurant :           4 rue de la Grande Ecole – 86300 Chauvigny

Né le :                   13 septembre 1999 à Poitiers (Vienne)

Activité :                Collégien

Présenté par la fédération de la Vienne

Président              Michel Cyr, représenté par Monsieur Robert Aigret

Parrain :               Madame Rose-Marie Antoine, Directrice générale de

                           l’ONAC-VG

En octobre 2013 les anciens combattants de Valdivienne, avec le concours de la commune, organisaient une visite des champs de bataille de Verdun.

Alors âgé de 14 ans, Paulin faisait partie du groupe de pèlerins.

Ce déplacement sur un des hauts lieux de la Grande Guerre l’a profondément marqué.

Au retour du voyage, ému par ce qu’il avait vu et entendu, il a décidé de rendre, à sa manière, hommage aux poilus.

Passionné d’Histoire et aussi de maquettisme il a décidé de faire revivre matériellement un moment d’Histoire. C’est celui où, en un lieu du front, au temps de Noël, soldats français et allemands, bien souvent à l’insu de leur hiérarchie, faisaient une trêve de quelques heures, échangeaient de modestes cadeaux.

Tragédie des guerres, ces hommes finissaient même pas se poser réciproquement la question de savoir pourquoi ils s’entre-tuaient.

C’est ce lieu, cette ambiance passagère que Paulin s’est appliqué à faire revivre. Pour cela il a réalisé sa maquette avec le plus grand soin, ne négligeant rien dans le détail (il y a même intégré  de la vraie terre de Verdun).

Scène de fraternisation entre combattants adverses pendant la guerre de 14-18, la maquette a été exposée au Musée des Traditions et Arts Populaires de Chauvigny et, bien sûr, remise en place dans le cadre du centenaire.

Traduisant visuellement un aspect du devoir de mémoire, le travail accompli et son auteur méritent la plus grande attention.

Joris Durand

Prénom et Nom :      Joris DURAND

Demeurant :             38 Chemin du Rosé – 81100 Castres

Né le :                     6 février 1996 à Castres –  (Tarn)

Activité :                  Prépa aide-soignant

Présenté par la fédération du Tarn en liaison avec le lycée Sainte Cécile d’Albi

Président :               Dominique Lepine

Parrain :                  M. Philippe Navelot, Directeur général de la DMPA, représenté par Monsieur Cyril Canet, chargé d’études documentaires

Joris, 18 ans, élève au lycée Sainte Cécile à Albi vient d’obtenir le baccalauréat professionnel ASSP (Accompagnement soins et services à la personne).

Élève depuis trois ans au sein de l’établissement, il s’est montré toujours très serviable et attentif aux autres. Reconnu pour ses qualités humaines tant par ses camarades que ses professeurs, il sait être à l’écoute de chacun, encourager et soutenir ceux qui rencontrent des difficultés. Lors de ses différents stages, il a su se faire reconnaître pour ses qualités tant par les soignants que les personnes soignées. Il a actuellement pour projet professionnel de passer le concours d’aide-soignant et ainsi, d’être au plus proche des personnes nécessitant des soins.

Courageux, passionné et motivé, Joris est par ailleurs engagé comme animateur, bénévolement, depuis de nombreuses années auprès de jeunes dans le cadre des éclaireurs de France. Il ne compte pas son temps et sait se faire apprécier.

Au cours de l’année, il a décidé de mettre en place une action de prévention par rapport aux drogues. Il a choisi le cannabis car selon lui de plus en plus de jeunes en consomment et banalisent cette drogue sans en connaitre les effets néfastes. Son lieu d’intervention a été le foyer de jeunes malentendants. Joris y vit depuis qu’il est collégien et a trouvé intéressant d’intervenir auprès de ses camarades : un message délivré par un jeune à d’autres jeunes peut être porteur.

Pour cela, il a créé une affiche sur laquelle il a évoqué les différents risques encourus lorsqu’il y a consommation de cannabis. Il a choisi d’intervenir en langue des signes pour expliquer les messages de son affiche : c’est une langue qu’il maîtrise depuis plusieurs années et qui a permis des échanges avec ce public de jeunes malentendants.

Cette démarche volontaire a été positive tant pour lui-même qui a travaillé sur cette question du cannabis, s’est informé pour transmettre à ses camarades, que pour les jeunes qui, bien que croyant « tout savoir » sur le sujet ont découvert ou redécouvert certains risques engendrés par cette drogue.

Joris Durand est aujourd’hui en classe préparatoire d’aide-soignant. Tout au long de sa scolarité, en plus des qualités que nous sommes en droit d’attendre d’un excellent élève, il a su faire preuve d’un engagement personnel remarquable auprès de ses camarades mais aussi près des malades ou des personnes âgées que ses nombreux stages l’ont amené à côtoyer. Ce n’était que la suite d’un engagement complet auprès des jeunes et auprès des scouts lors de ses loisirs.

Cette année, il s’est investi dans la lutte et la prévention contre la drogue et ses méfaits. Ce qu’il convient de souligner et qui est symptomatique de son engagement pour les autres, afin de faire passer son message auprès des malentendants, il a appris leur langage.

Loup TalonPrénom et Nom :      Loup TALON

Demeurant :            16ter rue de l’Amphithéâtre – 87000 Limoges

Né le :                    3 août 1995 à Limoges – (Haute-Vienne)

Activité :                 Etudiant en préparation d’un BTS électrotechnique

Présenté par la fédération de la Haute-Vienne en liaison avec Emma Cathalifaud

Président :              Louis-Michel Denardou

Parrain :                 l’Amiral Henri Lacaille, Président national de la FNAM

Depuis 2010 Loup poursuit ses études au Lycée Turgot à Limoges.

Il a obtenu un bac scientifique, option sciences de l’ingénieur en 2013 et prépare actuellement  un BTS branche électrotechnique.

On peut dire qu’il est viscéralement attaché à cet établissement, pour en être convaincu il suffit de reprendre les appréciations portées par son proviseur :

« Doté d’une grande curiosité culturelle et scientifique, Loup montre beaucoup de sérieux dans son comportent et son travail, en effet,

  • participe depuis quatre ans à la promotion de l’établissement,
  • assume la fonction de délégué de classe depuis deux ans et représente les élèves au Conseil d’administration,
  • s’investit dans les cordées de la réussite (montrer à des collégiens ce qu’est la vie au lycée,
  • participe à toutes les actions conduites dans le cadre du patrimoine (restauration et mise en lumière d’anciens vitraux de l’abbaye de Conques ».

Par ailleurs, avec un groupe, Loup a été par deux fois lauréat du concours départemental de la Résistance sur les thèmes de « La répression de la Résistance en France par les autorités d’occupation et le régime de Vichy » et « Communiquer pour résister ».

Dans une cour du lycée un jardin botanique a été réalisé à la  mémoire des femmes déportées à Ravensbrück. Il y a gravé une tête à l’image de ces martyrs.

En dehors de cet engagement il a, avec sa maman, réalisé une collecte de fournitures scolaires destinées à des enfants du Congo.

Claire Wetzstein UF 37Prénom et Nom :      Claire WETZSTEIN

Demeurant :             chez M. Daniel Wetzstein – 53 rue de la Tranchée 37420 – Avoine La Foret (Indre et Loire)

Née le :                   26 mars 1987 à Saint Benoit

Activité :                  Ambulancière, Sapeur-pompier et secouriste volontaire

Présentée par la fédération d’Indre et Loire

Président :              Marcel Cesbron

Parrain :                 M. Yvan Glasel, Président de la France Mutualiste,                                      représenté par Monsieur Roger Autié

Claire est titulaire d’un baccalauréat économique et social obtenu en 2005, d’un Brevet d’aptitude aux fonctions d’Animateur (spécialité découverte des activités d’expression) en 2007, d’une Licence en arts, sciences humaines et sociales mention psychologie en 2008, d’un diplôme d’Etat d’ambulancière en 2010.

A l’école déjà, Claire était appréciée au niveau des relations humaines et elle se sentait une mission : aider ses camarades dans les relations conflictuelles avec les professeurs.

Fille et sœur de sapeurs-pompiers volontaires, Claire a toujours été attirée par le secours à la personne. Dès l’âge de 12 ans, elle obtient l’Attestation de formation aux premiers secours et intègre rapidement la section de Jeunes sapeurs-pompiers où elle obtient le certificat de formation aux activités de premiers secours en équipe ainsi que le Brevet national des jeunes sapeurs-pompiers (JSP) avant d’être recrutée en tant que sapeur-pompier volontaire au centre de secours du Véron en Indre et Loire en juillet 2004 à l’âge de 17 ans.

De 2004 à 2008, elle participe bénévolement à l’encadrement d’une section de vingt JSP âgés de 11 à 17 ans et suit même une formation d’animatrice de JSP en août 2007.

Quand pour des raisons professionnelles, elle doit quitter la région et prendre une disponibilité chez les SPV de septembre à décembre 2008, c’est tout naturellement qu’elle intègre une équipe de secouristes bénévoles de la Protection civile d’Evry (Essonne). De retour en Indre et Loire, elle réintègre alors les sapeurs-pompiers du Véron.

En 2009, elle devient également équipière secouriste bénévole à la Croix-Rouge française de Chinon (Indre et Loire) et obtient le monitorat de premiers secours en mars 2010. Dans le même temps, elle réussit son diplôme d’Etat d’ambulancière et est embauchée dans une petite entreprise familiale dans le Véron. La voilà donc : sapeur-pompier volontaire, équipière secouriste bénévole et ambulancière. Donneur de sang depuis l’âge de 18 ans, régulièrement, et à ce jour est en attente de recevoir sa carte de donneur d’organes.

En outre, durant l’été 2005, alors  âgée de 18 ans, elle participe à un séjour humanitaire de trois semaines à Madagascar pour aider à la reconstruction d’une école et rencontre la population ainsi que certaines associations sociales (sœurs du Bon Pasteur qui hébergent les jeunes mères et les aident à s’occuper de leur enfant, à s’intégrer dans la vie active), Claire rencontre également le Père Pedro, une célébrité dans le domaine de l’action humanitaire internationale… Cela développe chez elle son goût pour l’aide humanitaire, le contact et l’altruisme.

 

Laura ValentiPrénom et Nom :      Laura VALENTI

Demeurant :             L’Age – 87440 Maisonnais sur Tardoire

Née le :                   13 septembre 1995 à Limoges (Haute-Vienne)

Activité :                  Etudiante

Présentée par la fédération de la Haute-Vienne

Président :               Louis-Michel Denardou

Parrain :                  M. Armel Le Port, Président des anciens combattants                                     d’Outre-mer

Laura est la représentante d’une équipe dans laquelle on retrouve à ses côtés :

 

Julie ROSE

Juline LEGRESY

Kassandra CUVELIER

Marie-Pascale CARPENET

Ces cinq jeunes filles fréquentent l’Institut universitaire de technologie de Limoges où elles préparent un diplôme universitaire, option Gestion des Entreprises et des Administrations.

Dans le cadre d’un projet tuteuré à l’I.U.T elles apportent leur aide à une association « Help India » dont l’action est tournée en direction des personnes qui, en Inde, sont atteintes du Sida.

Comme pour toute association de ce type il est nécessaire de récolter des fonds. Elles s’y appliquent, en particulier au moment des fêtes par la confection de paquets cadeaux.

Le 1er décembre elles ont participé à la journée du Sida et le 1er février prochain organiseront une conférence relative à la maladie.

En juin 2015 elles exposeront des toiles réalisées par des indiennes et espèrent bien en tirer quelques subsides.

Le Sida est un des fléaux sanitaires de notre siècle. S’il touche tous les pays, il se développe tout particulièrement dans les régions les plus défavorisées de la planète. Laure, Julie, Kassandra et Marie-Pascale, à leur échelle, contribuent à le combattre.

Jérôme Nardin UF 74Prénom et Nom :      Jérôme NARDIN

Demeurant :             72 route d’Hermy – 74460 – Marnaz

Né le :                     27 avril 1988 à Bonneville – (Haute-Savoie)

Activité :                 Chauffeur opérateur et sapeur-pompier volontaire

Présenté par la fédération de Haute-Savoie

Président :             Gilbert Rizzato, représenté par Monsieur Robert Chevenon, administrateur national

Parrain :                 M. Albéric Marmond, Président des Amis de l’UFSH

Jérôme a été scolarisé à l’école primaire de Scionzier puis au collège de cette même ville et a terminé ses études au lycée agricole de Contamine-sur-Arve où il a obtenu le BEP travaux paysages.

Il faut remonter au dimanche 15 septembre 2013. Jérôme engagé au corps des sapeurs-pompiers de sa commune depuis 9 ans, va comme à l’habitude chercher son pain à sa boulangerie et là :

Jérôme explique :

« Alors que j’allais entrer dans la boulangerie, une altercation entre le patron et une personne était en train de dégénérer et l’individu avait sorti un couteau, les minutes m’ont paru longues surtout qu’il y avait du monde mais personne n’est venu m’aider.

Malgré mon intervention rapide M. Eric Valentin, le boulanger, avait reçu sept coups de couteau, notamment près du cœur, dans le dos et un qui avait sectionné le tendon d’un poignet ».

Le couple Valentin remercie chaque jour Jérôme, Eric précise : « sans lui ça aurait été foutu » et Béatrice, sa femme, nous dit : Il a sauvé ma famille, mes enfants n’auraient plus de père et moi plus de mari ».

Le 6 décembre 2013 à l’occasion de la Sainte Barbe, M. le Préfet Georges-François Leclerc, lui a remis la médaille de bronze pour acte de courage et de dévouement.

De plus l’Union fédérale de Haute-Savoie a honoré à son tour Jérôme en lui attribuant son prix de Civisme et de dévouement à la collectivité.

Recherche des disparus de la guerre d’Algérie.

Ils sont encore nombreux, militaires et supplétifs de l’Armée Française, disparus au cours de missions, tués dans l’exercice de leur devoir ou bien purement exécutés dont les corps n’ont jamais été retrouvés et restitués à leur famille. C’est pour ces dernières l’impossibilité de faire le deuil de ce fils, de ce père, de ce frère… depuis plus de cinquante ans.

En décembre 2012, la visite du Président de la République Française rendue à son homologue algérien, avait débouché sur la constitution d’un groupe de travail et d’un comité intergouvernemental de haut niveau franco-algérien.
Actuellement la partie algérienne semble favorable aux recherches qui permettraient de retrouver, avec le maximum de précision, la trace et la localisation de ces militaires et supplétifs. Quant à la partie française, elle pourrait, dans la mesure du possible et autant que faire se peut, partager des renseignements qui sembleraient intéresser les autorités algériennes.

Dans le cadre d’une avancée de ces recherches, une réunion de travail s’est tenue, le 20 janvier dernier, dans les locaux du secrétariat d’Etat aux Anciens Combattants, rue de Bellechasse.
Placée sous la présidence de monsieur Serge Barcellini, directeur de cabinet du SEDACM, en présence de messieurs Benjamin Foissey Conseiller chargé des questions mémorielles, Pascal Joseph Conseiller chargé du monde combattant et des rapatriés, Mohamed Nemiri Chargé de mission, Daniel Arnaud adjoint à la Directrice des missions du département reconnaissance et réparation de l’ONAC, Philippe Pagès (ONAC Algérie) et de huit associations dont l’Union Fédérale représentée par Claude Henry, cette réunion a permis de poser les bases des recherches impliquant les associations.

A la demande du cabinet du secrétariat d’Etat, il nous est demandé de fournir le plus de renseignements possibles sur les cas les plus évidents de disparus (nom, date, lieu, circonstances…) afin d’avoir des éléments concrets à proposer à la partie algérienne, à l’occasion des prochaines réunions.
Il revient donc à nos fédérations, groupements, de faire parvenir au siège national, toutes recherches portées à leur connaissance, ceci afin de pouvoir alimenter la banque de données du comité intergouvernemental de haut niveau franco-algérien.

Dès que ces premières recherches auront été entamées, il faudra bien aborder le problème, beaucoup plus épineux pour les instances algériennes, des autres catégories de disparus.

Communiqué de l’Union fédérale

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La République a subi un attentat touchant dans sa chair, deux symboles de la démocratie que sont la Presse et les forces de l’ordre.

L’Union fédérale des anciens combattants, victimes de guerre et des Jeunesses de l’Union fédérale ne peut qu’apporter son soutien à tous ceux qui défendent la liberté et les Droits de l’homme de par le monde.

Fait à Paris, le 8 janvier 2015

 

Centenaire de l’Union fédérale

L’Union fédérale célébrera son centenaire en 2018. Le Conseil d’administration a décidé de donner à cette célébration un caractère officiel ainsi qu’une certaine solennité.

Afin que cette cérémonie ait le plus grand retentissement, cette célébration se fera en commun avec l’UNC.

Dans cette optique a été décidée la création d’une commission dont le Président est Vincent Banssillon et les membres sont Robert Chevenon, Derwich Delaye, Gisèle Grosz, Fernand Kern, Jean Lescure, Dominique Lépine, Christian Tarriet.

L’interlocuteur de l’Union fédérale auprès de l’UNC est Dominique Lépine et celui de l’UNC auprès de l’Union fédérale est Alain Burgaud.

Cette commission a pour but de préparer le programme de cette célébration et en premier lieu la date de celle-ci qui sera nécessairement un week-end. La première réunion de notre commission aura lieu le 18 février 2015. Il convient que les fédérations prennent acte de cette célébration pour commencer à s’y préparer afin qu’elle soit digne des anciens combattants. Nous vous tiendrons au courant de l’évolution de nos activités.

ENTREVUE AVEC JEAN-MARC TODESCHINI Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de la Défense chargé des anciens combattants et de la Mémoire

le mardi 9 décembre 2014

photo JMT

Pour sa prise de fonction le nouveau Secrétaire d’Etat a tenu à rencontrer les associations d’anciens combattants et particulièrement le « Groupe des 12 » rapidement.

Jean-Marc Todeschini que beaucoup de Présidents connaissent nous a fait part de ses engagements pour les années à venir. Cependant, une priorité s’impose sur l’avenir de l’Institut National des Invalides, il est des plus urgent de s’interroger sur le devenir du Bloc opératoire sachant que la décision finale sera prise par le Chef de l’Etat, Chef des Armées.

Il nous a été confirmé que les deux amendements votés au Sénat seront retoqués par l’Assemblée nationale, seules les propositions faites lors de la première lecture du Budget seront votées.

Le groupe de travail concernant les Conjoints des Grands Invalides de Guerre mis en place par son prédécesseur sera maintenu.

Le Secrétaire d’Etat s’est engagé à venir dans une des manifestations de l’Union fédérale qui aura lieu en début d’année 2015, soit lors de la cérémonie du Panthéon en l’honneur de René Cassin, soit aux Prix de civisme et de dévouement à la collectivité.

D’autre part, un autre engagement a été pris concernant les anciens combattants rencontrant des difficultés à égalité de traitement avec les Conjoints survivants.

Voilà en quelques lignes résumé l’entretien que le Président de l’Union fédérale a eu avec le Secrétaire d’Etat chargé des anciens combattants.

RÉUNION AU MINISTÈRE CONCERNANT LES VEUVES DE GRANDS INVALIDES DE GUERRE.

Le président de l’Union Fédérale a participé à une réunion du groupe de travail ”veuves de grands invalides de guerre”; cette dernière était placée sous la présidence de madame Puvilland. Aucune avancée positive n’est sortie de cette concertation. Aux dires du ministère, des propositions seront annoncées fin septembre, alors que le budget des Anciens Combattants sera pour ainsi dire bouclé. A n’en pas douter, le problème des veuves des grands invalides de guerre est loin d’être résolu. Quand ces veuves ne seront plus, peut-être que le ministère fera un effort!! Affaire à suivre.

COMMISSION A – CIVISME, DÉMOCRATIE ET MÉMOIRE

19 MARS – 5 DÉCEMBRE

Que des quotidiens régionaux se fassent l’écho d’informations inexactes qui leur ont été localement fournies à propos de la finalité de ces deux dates… on ne doit pas s’en étonner outre mesure.

Par contre que l’on rencontre ce genre de chose dans des pages départementales de la Revue de l’Union fédérale est beaucoup plus dommageable.

Il est rappelé que d’après les décisions nationales qui les ont arrêtées

–   Le 19 mars est « Journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc ».

–   Le 5 décembre est « Journée d’hommage aux Morts pour la France » sur les théâtres d’opérations précités.
(voir motion A-13/1 de notre 88ème congrès national).

 

EN AUCUNE MANIÈRE
19 mars et 5 décembre ne commémorent la fin
de la guerre d’Algérie et des combats
en Tunisie et au Maroc

L’enseignement de notre Histoire aux jeunes générations est suffisamment compliqué, voire quelquefois tendancieux, sans y ajouter un peu plus de confusion.

René Aguillon
en charge de la commission