Communiqué suite à la parution du décret 2017-1150 du 10.07.17

C’est une faute !

Le décret 2017-1150 du 10 juillet paru au JO du 11 juillet 2017 relatif aux attributions de la Secrétaire d’Etat auprès de la Ministre des Armées est sans ambiguïté. Il n’existe rien dans les décrets définissant les missions de la Ministre des Armées et de sa Secrétaire d’Etat qui concerne de près ou de loin les Anciens combattants. Faut-il s’en remettre aux seuls us et coutumes de la République pour le Droit à Réparation … jusqu’au jour où, disparus de la Mémoire collective, ils apparaitront comme un anachronisme. Pourtant, seul le Président de la République a le pouvoir d’engager la Force armée et donc ainsi de « créer » des combattants.

Ceux qui donnent tout, afin de remplir la Mission que leur confie le Chef de l’Etat, semblent être oubliés comme l’est leur famille. Le sang versé passe à la trappe, la jambe arrachée  à la trappe, la veuve et ses enfants à la trappe. C’est si facile d’oublier quand on n’est pas concerné.

Au moment où le discours politique n’est axé que sur la moralisation de la vie publique, le premier Devoir de la République envers ceux qui la servent, même au péril de leur vie, ce premier Devoir semble avoir disparu alors qu’il est d’abord moral.

S’agit-il d’anticiper sur la disparition d’un budget spécifique ? Ce serait odieux, honteux et inacceptable que des considérations purement financières viennent effacer ce qui est le devoir de la République.

L’Union fédérale, qui rappelle le lien charnel entre le Président de la République et les soldats qu’il missionne au risque de leur vie, demande qu’il soit remédié à ce qui apparait comme une faute grave envers le Devoir de Réparation de l’Etat