Communiqué

La France dispose depuis le 4 septembre d’un nouveau gouvernement. Dans celui-ci, nous ne distinguons toujours pas de responsable clairement identifié en charge des Anciens
Combattants, promesse du Président de la République quand il était candidat à la magistrature suprême.
Certains pourraient penser que les missions confiées à Madame la Secrétaire d’État auprès de la Ministre des Armées identifient clairement celle-ci? Non, ce n’est pas le cas et, bien
qu’elle remplisse parfaitement sa mission envers les anciens combattants, elle est clairement identifiée comme étant subordonnée à la Ministre des Armées; cette dernière n’est pas non plus dédiée aux anciens combattants. Alors pourquoi cette omission à laquelle il serait facile de remédier?
Un haut fonctionnaire de la Cour des Comptes, considérant que le Droit à Réparation était
frappé d’obsolescence, assimilait la Retraite du Combattant à une retraite complémentaire,
oubliant ainsi qu’il s’agissait de réparation. Ce ne serait après tout que la réflexion un peu
sotte d’un simple subordonné mais cette réflexion n’a pas fait l’objet d’un rappel à l’ordre de
ses supérieurs. S’agit-il d’une maladresse voulue? Nous pouvons penser que ce fonctionnaire, sans doute zélé, avait bien préparé son sujet. Pourquoi ce silence du responsable politique?
Nous entendons très souvent dans le discours de nos décideurs politiques le terme de devoir de reconnaissance envers nos soldats; c’est bien mais très insuffisant. La Reconnaissance est le premier élément de la Réparation mais elle est loin d’en être la globalité. Il semble que la réparation, devoir régalien de l’État, ait disparu du vocabulaire usuel; pourtant ce terme n’appartient-il pas toujours à la langue française!
Non, je ne serai vraiment rassuré que lorsque j’entendrai, dans le discours officiel, le terme de “Devoir de Réparation envers ceux qui donnent leur sang pour la France”.