Message de l’Union Fédérale à l’occasion du 73ème anniversaire de l’Armistice du 8 mai 1945

Nous commémorons, aujourd’hui, la fin de la guerre dite de « 39-45 », en Europe.

L’Armée allemande capitula sans conditions, à Reims, le 7 mai et les quatre Grands : France, Etats-Unis, Royaume-Uni et URSS  annonçaient, le 8 mai, la Victoire alliée, ratifiée le 9 mai à BERLIN.

Depuis le 2 septembre 1939, date de la déclaration de guerre, que de combats meurtriers, que de drames ont eu lieu dans la presque totalité de l’Europe, en Afrique, en Asie, en Amérique comme sur mer.

Se reposant sur les garanties du Traité de Versailles de 1919, les démocraties occidentales ont fait preuve de faiblesse à l’égard des pouvoirs totalitaires émergeant en Europe,  principalement en Italie et en Allemagne. Elles n’ont pas réagi à la remilitarisation de la Rhénanie, ce qui a conduit ultérieurement à cette forme d’abdication que furent les Accords de Munich de 1938. Les gouvernements qui voulaient à tout prix « préserver la Paix » eurent la guerre !

La France avait misé sur une politique militaire défensive statique sans tenir compte des rapports d’observateurs militaires décrivant l’entrainement à l’offensive des forces allemandes intégrant le combat de divisions blindées appuyées par une aviation d’attaque au sol. La défaite de mai 40, malgré le renfort de forces britanniques et la défense acharnée de nombreuses unités, est due à la percée dans les Ardennes par les forces mécanisées ennemies qui, contournant la Ligne Maginot atteignirent la Manche après avoir encerclé l’armée française. Cette campagne qui prit fin le 17 juin par l’armistice, avait fait cent quarante mille morts civils et militaires, un million cinq cent mille prisonniers et des dizaines de milliers de réfugiés, venant des départements du Nord et de Belgique.

La France se retrouvait coupée en deux zones, les Allemands occupaient la bordure atlantique, le centre, le Nord et le Nord-est de la France et avaient annexé l’Alsace et la Lorraine.

Dès le 18 juin, le Général De Gaulle adressait son « APPEL » aux Français, sur les ondes de la BBC, pour leur dire que le combat continuait. Ils ont été nombreux à le rejoindre à Londres ce qui a permis de constituer les « Forces Françaises Libres ».

Dans le pays, ce fut quatre années noires. La population survivant avec des rations alimentaires réduites au strict minimum du fait des Allemands qui prélevaient la majorité des ressources.

Dès 1940, une résistance commençât à s’organiser. Ces résistants étaient issus de tous les milieux, de toutes les formations politiques. Leurs actions de renseignement sur les forces allemandes, leurs actions de sabotage, aidèrent les débarquements. Elles ont eu un rôle significatif dans la libération du territoire. Traqués par la Gestapo et par la Milice inféodée aux occupants, ces hommes et ces femmes ont payé un lourd tribut, par quatre-vingt mille morts, fusillés, déportés ou disparus dont Jean MOULIN, missionné par le Général De Gaulle afin de coordonner l’action de tous ces mouvements de résistance.

Il ne faut pas oublier ceux qui souffrirent de persécutions raciales : juifs, tsiganes et homosexuels. Sur soixante-seize mille personnes de confession juive, deux mille seulement, revinrent des camps de concentration.

A l’extérieur, la France reprend le combat. Les Forces françaises libres, se battent aux cotés des unités alliées. A Bir Hakeim, dans le désert Libyen, Le Général Koenig stoppe l’avancée de l’Afrika Korps de Rommel et des troupes italiennes, lors de la bataille d’El Alamein. Plus tard, équipée par les Américains, l’Armée d’Afrique fut engagée dans la campagne d’Italie. Elle s’est distinguée, particulièrement au Monte Cassino et à la prise de Rome. Ces unités de la France Libre participèrent au débarquement de Normandie le 6 juin, à celui de Provence le 15 août, puis dans les combats jusqu’en Allemagne.

C’est par le sacrifice,  de ces soldats, de ces résistants, que la France obtint sa place dans le camp des vainqueurs.

Nous sommes rassemblés, ici en ce 8 mai, comme chaque année, pour rendre hommage à ceux qui ont donné leur vie pour que nous demeurions libres.

Vive la France !