Message du 5 décembre de l’Union fédérale à la mémoire des victimes de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie

Comme chaque année, nous sommes, ici, rassemblés pour rendre l’hommage solennel à nos soldats « Morts pour la France » durant la guerre d’Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie.

Les évènements de la Toussaint 54, ont amené le gouvernement à envoyer le contingent pour des opérations de maintien de l’ordre et de pacification dans les trois départements d’Algérie qui, à l’époque, étaient français. Il n’était pas encore question de parler de guerre. Certains de ceux, qui étaient envoyés, avaient déjà effectué leur service militaire, c’étaient les rappelés. Ces derniers ont été arrachés à leur vie familiale et professionnelle pour une cause nationale : défendre la Patrie. Puis, jusqu’en 1964, les contingents se sont succédé.

Ces soldats du contingent, avec leurs camarades de carrière ont payé un lourd tribu, environ trente mille morts sans compter les blessés, traumatisés dans leur chair et dans leur esprit. Ils ont fait le sacrifice de leur vie et il est de notre devoir de pérenniser ce sacrifice.

Il ne faut pas oublier nos camarades Harkis et supplétifs, qui ont combattu sous le drapeau français car, pour eux, c’était naturel, l’Algérie était la France.

Parmi tous ces soldats, certains avaient fait les campagnes d’Italie et d’Allemagne, d’autres plus jeunes avaient été en Indochine et pour la majorité, c’était leurs premiers combats.

Nous devons, dans cette journée mémorielle, avoir une pensée particulière pour ces soldats que la République avait enrôlés et qu’elle a abandonnés  avec leurs familles après le « cessez le feu ». Nous savons ce qu’il en est advenu.

Cet hommage, annuel, aux combattants de la guerre d’Algérie, ainsi qu’aux victimes civiles est nécessaire pour rappeler aux générations futures que la paix n’est jamais définitivement acquise.  Nous  souhaitons de ne jamais connaitre à nouveau  une pareille situation.

Nous sommes fiers d’avoir servi la France.