Civisme Démocratie

Promotion du civisme :

Que recherche exactement l’Union fédérale ?
Le petit Larousse et le petit Robert donnent la même définition du civisme : c’est le dévouement pour la patrie.
Mais le petit Robert invite également à regarder aussi sa définition du patriotisme. Pour lui, c’est l’amour de la patrie ; désir, volonté de se dévouer, de se sacrifier pour la défendre, en particulier contre les attaques armées.
Le petit Robert ajoute aussi cette définition du baron d’HOLBACH :  » le patriotisme véritable ne peut se trouver que dans les pays où les citoyens libres et gouvernés par des lois équitables, se trouvent heureux, sont bien unis, cherchent à mériter l’estime et l’affection de leurs concitoyens.  »
Période de guerre, période de paix, l’être humain n’est jamais complètement isolé. La recherche du bien être personnel n’a en soi rien de condamnable, à condition qu’elle n’aboutisse pas à un égoïsme forcené.

Cela impose des droits, mais aussi des devoirs. Liaison étroite entre droits et devoirs : il s’agit là d’un souci permanent de l’Union fédérale. Même et surtout pour des anciens combattants. En temps de guerre bien sûr, mais aussi en temps de paix. Les notions de patrie, de patriotisme, évoluent sans doute, de même que la vie elle-même évolue. La construction de l’Europe par exemple, change certainement la dimension du patriotisme, mais elle n’en change pas la nature profonde.

L’éducation civique :

Préparer les jeunes à la vie en groupe, en société, lutter contre une inadmissible violence, c’est un combat auquel l’Union fédérale entend apporter sa modeste contribution.
L’établissement de règles de vie communes est parfaitement possible tout en respectant soigneusement les opinions politiques, philosophiques, religieuses de chacun.
Cette éducation, cette prise de conscience doit se faire dès le plus jeune âge. C’est un domaine où les citoyens attendent beaucoup de l’école : c’est tout à fait normal.
Au-delà de l’apprentissage du savoir, l’école doit être aussi un lieu d’éducation civique, morale, de formation du citoyen, donc d’apprentissage de la démocratie.
Les programmes d’éducation civique existent ; ils sont enseignés, mais ils ont leurs limites s’ils ne sont pas relayés par la famille.
Les expériences de  » conseil municipaux d’enfants  » ont tendance à se développer. Elles sont certainement à encourager. Il ne faudra pas oublier d’y lier soigneusement les notions de droits et de devoirs.

Prix de civisme et de dévouement à la collectivité :

Ces prix sont destinés à mettre en valeur et récompenser des jeunes gens et jeunes filles dont le comportement exemplaire permanent à l’égard des populations ( personnes âgées, malades, handicapés, enfants souffrants de mal-nutrition, etc..).
C’est sous la présidence de Emile Pierret-Gérard et sur proposition de l’U.F. de Haute-Savoie qui les décernait depuis 1960 que les prix de civisme et de dévouement à la collectivité furent créés au niveau national en 1964 ; ce qui valut à l’Union fédérale le prix Henri Texier de l’Académie des sciences morales et politiques.
Un certain nombre de départements ont rejoint l’initiative de la haute Savoie et organisent également leurs prix de civisme.
Par ses prix nationaux annuels de  » civisme et de dévouement à la collectivité « , l’Union fédérale entend faire connaître ces jeunes qui ont une conduite exemplaire et qui sont les plus nombreux dans ce pays, mais malheureusement ceux dont on parle le moins. Pour faire de bons soldats, il faut sans doute faire d’abord de bons citoyens.
Un jury national sélectionne chaque année huit à dix lauréats parmi les jeunes méritants présentés par les fédérations départementales. La remise solennelle des prix nationaux a lieu chaque année (mi-février ou mars) en clôture du comité fédéral.
La dernière cérémonie de remise des prix de civisme et de dévouement à la collectivité « promotion 2015  » a eu lieu le samedi 27 février 2016 à la mairie de Saint Mandé.

Devoir de mémoire :

Avec la mémoire, les anciens combattants ne recherchent ni une reconnaissance, ni une vénération éternelle.
Ils souhaitent simplement que l’on ne se moque pas d’eux comme cela a été trop souvent le cas.
Ils souhaitent participer à leur façon à l’enseignement de l’histoire de leur pays, car ils pensent comme SANTAYANA, poète espagnol d’origine américaine, que  » tout peuple qui oublie son passé, est condamné à le revivre. « .

LES LAURÉATS

 Présentation des lauréats