Recherche des disparus de la guerre d’Algérie.

Ils sont encore nombreux, militaires et supplétifs de l’Armée Française, disparus au cours de missions, tués dans l’exercice de leur devoir ou bien purement exécutés dont les corps n’ont jamais été retrouvés et restitués à leur famille. C’est pour ces dernières l’impossibilité de faire le deuil de ce fils, de ce père, de ce frère… depuis plus de cinquante ans.

En décembre 2012, la visite du Président de la République Française rendue à son homologue algérien, avait débouché sur la constitution d’un groupe de travail et d’un comité intergouvernemental de haut niveau franco-algérien.
Actuellement la partie algérienne semble favorable aux recherches qui permettraient de retrouver, avec le maximum de précision, la trace et la localisation de ces militaires et supplétifs. Quant à la partie française, elle pourrait, dans la mesure du possible et autant que faire se peut, partager des renseignements qui sembleraient intéresser les autorités algériennes.

Dans le cadre d’une avancée de ces recherches, une réunion de travail s’est tenue, le 20 janvier dernier, dans les locaux du secrétariat d’Etat aux Anciens Combattants, rue de Bellechasse.
Placée sous la présidence de monsieur Serge Barcellini, directeur de cabinet du SEDACM, en présence de messieurs Benjamin Foissey Conseiller chargé des questions mémorielles, Pascal Joseph Conseiller chargé du monde combattant et des rapatriés, Mohamed Nemiri Chargé de mission, Daniel Arnaud adjoint à la Directrice des missions du département reconnaissance et réparation de l’ONAC, Philippe Pagès (ONAC Algérie) et de huit associations dont l’Union Fédérale représentée par Claude Henry, cette réunion a permis de poser les bases des recherches impliquant les associations.

A la demande du cabinet du secrétariat d’Etat, il nous est demandé de fournir le plus de renseignements possibles sur les cas les plus évidents de disparus (nom, date, lieu, circonstances…) afin d’avoir des éléments concrets à proposer à la partie algérienne, à l’occasion des prochaines réunions.
Il revient donc à nos fédérations, groupements, de faire parvenir au siège national, toutes recherches portées à leur connaissance, ceci afin de pouvoir alimenter la banque de données du comité intergouvernemental de haut niveau franco-algérien.

Dès que ces premières recherches auront été entamées, il faudra bien aborder le problème, beaucoup plus épineux pour les instances algériennes, des autres catégories de disparus.